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La chose perdue de Shaun Tan.

Le narrateur a égaré ses histoires, il va donc nous parler du jour où il a trouvé la chose perdue. Collectionneur de capsules de bouteilles, il lui arrive, lors d’une quête sur la plage, de lever la tête par hasard, et c’est là qu’il voit… La chose perdue. Personne d’autre ne l’aperçoit cet énorme objet planté sur le sable et qui ne fait rien ! La chose s’est tout de suite montrée amicale, ils ont même joué tout l’après-midi. Mais quelque chose ne va pas, forcément. La chose est tout de même perdue. Au soir, personne ne vient la réclamer. 

Alors que faire, sinon demander l’avis de Pete qui a un avis sur tout ? Mais Pete ne sait pas non plus et se résigne : il y a des choses perdues, voilà tout. Alors le narrateur ramène la chose chez lui. Ses parents ne la remarquent même pas. Alors, il a fallu la leur montrer, bien évidemment. Concert d’exclamations : « elle a les pieds sales », « elle a peut-être toutes sortes de maladies ». Une seule solution selon les hautes autorités parentales : ramener la chose au point de départ. Hors de question, bien sûr. La chose dormira dans la remise et mangera… ce que notre héros pourra bien lui donner. Mais elle a toujours l’air bien perdue. Personne ne la réclame dans le journal. Un petit encart cependant fait état d’un endroit pour les choses dont on ne sait que faire : le Bureau fédéral du Bric-à-brac. Mais au bureau, la chose est encore plus triste. Le bâtiment est si gris et si sombre ! Une petite voix attire l’attention de notre narrateur. Elle lui indique que laisser ici une chose à laquelle on tient équivaut à la perdre à tout jamais. On lui remet une carte, et il choisit de se rendre dans cet endroit où la chose aura peut-être une chance d’exister. Elle en est satisfaite. Notre héros retourne à sa collection de capsules. Et voilà, pas de morale, pas de fin. Telle est l’histoire de la chose perdue et de ses nouveaux amis : sans doute pas réellement à leur place, mais ravis d’y être ensemble. Voyons-nous vraiment les choses perdues ?

Un voyage onirique à suivre sans se poser de question. L’essentiel ici est de se laisser porter par le dessin, les mots, les idées et d’aller, avec le narrateur, à la découverte de l’étrange, du différent, du bizarre même. Peut-être nos rêves en seront-ils différents. Originalité et idées novatrices sont sans aucun doute les principales qualités de cet ouvrage. Les pages sont belles à regarder. Un objet à collectionner. De plus, le narrateur s’adresse directement à son lecteur. C’est suffisamment rare pour que les enfants se sentent interpelés par ce livre et ne le lâchent plus.

Shaun Tan est né en 1974 à Fremantle en Australie. Il est diplômé de l’Université Western Australia, avec des mentions en Beaux-arts et Littérature anglaise. Il est auteur de bandes dessinées et illustrateur, essentiellement à destination du jeune public. Son album, Là où vont nos pères paru chez Dargaud en 2007 a été primé meilleur album au Festival d'Angoulême 2008, et par le New York Times. Shaun Tan s’intéresse surtout à l’imaginaire, à son apparition dans notre société et au traitement que nous en faisons. La chose perdue, adaptée en court-métrage avec Andrew Ruhemanna a reçu en 2011, l'oscar du meilleur court-métrage d'animation. Shaun Tan a également reçu le prestigieux prix Astrid Lindgren, pour l’ensemble de son travail et ses albums jeunesse. Il collabore depuis peu avec les studios Blue Sky et Pixar en tant que concepteur graphique.

 La chose perdue de Shaun Tan. Gallimard Jeunesse. 2012.

32 pages. 22,50 Euros. A partir de 10 ans.

ENSEIGNER

Collection “Patrimoine d'enfances”

Les Abécédaires, lettres, mots, images

Objet familier qui offre une ouverture sur le monde, livre de l’effort qui initie l’enfant à l’abstraction du signe, l’abécédaire a aussi emprunté toutes sortes de formes amusantes.
Le Musée national de l’Éducation conserve plus de six cents abécédaires sur des supports variés : livrets, albums, estampes, jeux et jouets. Spécialiste internationale du domaine, Ségolène Le Men se consacre ici aux abécédaires en images, en plein essor depuis le XIXe siècle. L’étude aborde l’histoire du genre et ses multiples usages, et l’interroge dans sa dimension culturelle.

Accédez à la galerie d’images Les abécédaires.

Collection “Patrimoine d'enfances

CNDP – CHASSENEUIL-DU-POITOU, 1 ouvrage, 67 p., Réf : 755A4033, Prix : 9,90 €

Commander au CRDP/CDDP de l’Oise

 

Les Maisons d'école, une histoire en cartes postales

Les Maisons d’école présente l’étonnante histoire de la construction des écoles primaires, de la fin du XIXe siècle aux années 1930.
En rendant l’instruction obligatoire, la IIIe République s’impose l’édification ou la rénovation d’un grand nombre de maisons d’école. Les directives officielles prônent une architecture de qualité à un coût raisonnable. Loin d’engendrer l’uniformité, ce mot d’ordre donne naissance à une remarquable diversité : variété des plans, des matériaux, de l’architecture, des aménagements.
À partir d’une sélection effectuée dans l’exceptionnelle collection de cartes postales conservée au Musée national de l’Éducation, Claude Rozinoer propose un voyage dans les différentes provinces de France, à la découverte des écoles des villes et des campagnes, et offre un témoignage inédit sur l’essor du patrimoine scolaire.

Accédez à la galerie d’images Les maisons d’école.

Collection “Patrimoine d'enfances

Commander au CRDP/CDDP de l’Oise

CNDP – CHASSENEUIL-DU-POITOU, 1 ouvrage, 67 p., Réf : 755A4032, Prix : 9,90 €

 

Réaliser une carte mentale avec Free Mind
Anne-sophie Palfray, professeur d'Histoire-Géographie au collège Gabriel Havez de Creil réalise une carte mentale (ou heuristique) avec le logiciel Free Mind au cours d'une séance sur la Seconde guerre mondiale avec une classe de 3e.

Crédits vidéos
Réalisation : Jean-Yves Bonnard, Aurélie Dulin, CDDP de l'Oise, novembre 2012
avec la participation d'Anne-Sophie Palfray et des élèves de sa classe de 3e.

En savoir plus :
http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/ordidactic60/

APPRENDRE

L'application SACoche permet :

- d'évaluer les élèves par compétences
- de conserver un historique de leur parcours
- de déterminer un état d'acquisition de chaque compétence
- de les collecter pour assister la validation du socle commun


JOUER

Que serait Noël sans Sapin ? Et si vous n'avez pas la place, pas d'excuses, celui rentrera sans problème dans le salon ! Ces mini-sapins constituent une décoration vraiment ravissante. Vous pouvez même vous amuser à leur ajouter quelques petites décorations. Trouvez un origami

L'origami du japonais oru おる (plier) et kami かみ (papier) est l'art de plier le papier. Il prendrait ses origines en Chine, aux environs du 1er et 2ème siècle, peu de temps après l'invention du papier, avant d'être importé au Japon. De nos jours, avec le regain d'intérêt pour les loisirs créatifs, il prend un nouvel essor. Essayez vous aussi ! Il est toujours gratifiant de faire naitre un joli modèle d'une simple feuille de papier.

Les étoiles chinoises qui sont toutes petites les décorent parfaitement bien ! Et pour un décor de table joli et utile, je les transforme avec une simple épingle de couture et une petite étiquette en de merveilleux petits marque-places ! ^_^ Voici les dimensions des carrés nécessaires : Pour un sapin d'environ 18 cm de haut : 4 carrés verts de 20, 15, 10 et 7 cm de côté, et un carré marron de 15 cm pour le tronc. Pour la version marque-place (environ 6 cm de haut) il vous faudra 3 carrés verts de 7,5 , 5 et 3,5 cm et un carré de 5 cm pour le tronc. Le pliage du tronc et de la cime est très facile; pour les étages de feuillage, il y aura un peu plus de plis à marquer au départ, qui seront plus délicats à faire sur la feuille de 5 cm. Entrainez-vous d'abord avec une grande feuille de brouillon et soyez précis dans vos plis pour obtenir un joli sapin !

Trouvez d'autres origamis.

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